Colloque organisé par la MSH Paris Nord, la MSH des Alpes, la MSH d'Aquitaine, la MSH de Paris, la MSH Nord-Pas de Calais et le Gricis
Université du Québec à Montréal, dans le cadre de l'Action Concertée Incitative (ACI) du réseau des MSH.
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Table ronde 4 : Mondialisation et industrialisation de la culture
   
  Président :

- Président : Jack Ralite, ancien ministre, sénateur, France

Intervenants :

- Alain Herscovici, Universidade Federal do Espirito Santo, Brésil
« Du capitalisme industriel au capitalisme immatériel : quelques pistes de réflexion »
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- Jean-Guy Lacroix, Université du Québec à Montréal, Canada
«Mutation néolibérale des ICIC et de la politique : la ‘cybernanthropisation’ de l’espace public»

- José Carlos Lozano, Tecnologico de Monterrey, Mexique
« Les mutations des industries de la culture au Mexique »
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- Alain Quemin, université Marne-La-Vallée, Institut Universitaire de France, LATTS (CNRS)
« Quelle mondialisation pour la “haute culture” ? Les arts visuels à l’ère de la globalisation ? »

- Gisèle Sapiro, CNRS, Centre de sociologie européenne, Fondation MSH Paris, France

«Les contradictions de la globalisation éditoriale : l’exemple des traductions de livres de littérature et de sciences sociales».

   
 

« Du capitalisme industriel au capitalisme immatériel : quelques pistes de réflexion»

Alain Herscovici
Universidade Federal do Espirito Santo, Brésil

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La majeure partie des économistes et des sociologues ont toujours eu des difficultés pour étudier la nature et les fonctions sociales et économiques des activités immatérielles liées à la culture, à l´information et à la connaissance. Au-delà du simple constat empirique, ils n´ont pas élaboré une construction théorique permettant d´analyser la nature et l´ampleur des ruptures sociales et économiques  qui caractérisent ce capitalisme "cognitif". Par rapport à ce type d´analyse, le développement des activités immatérielles pemet de questionner la portée explicative de la théorie de la valeur travail, telle qu´elle a été formulée par les économites classiques. Il s´agit, en fait, d´étudier les nouvelles formes du travail productif  ainsi que  les nouvelles modalités de création et d´appropriation de la valeur propre à ce capitalisme immatériel.
 
Dans une première partie, à partir des limites de la forme marchandise signalées par Marx, je montrerai pourquoi la théorie traditionnelle de la valeur travail ne permet pas d´expliquer la phase actuelle du capitalisme, et je fournirai des éléments relatifs aux nouvelles formes de concurrence et de valorisation du capital. Dans une seconde partie, , je définirai les nouvelles formes de  valeur propres à ce capitalisme post-fordiste et je montrerai, à partir des travaux de François Braudel, en quoi ce capitalisme immatériel s´inscrit dans le cadre des évolutions longues du système. Finalement, à partir d´une perspective anthropologique,  culturelle et historique, je montrerai comment et pourquoi  il est possible de réfuter la légitimité des droits de propriété relatifs aux différentes formes de production immatérielle.


Recherches conduites depuis plus de 15 ans par nous même et par les membres du séminaire « industrialisation de la formation » créé en 1991 par P. Moeglin et E. Fichez

«Mutation néolibérale des ICIC et de la politique : la ‘cybernanthropisation’ de l’espace public »

Jean-Guy Lacroix
Université du Québec à Montréal, Canada

Après avoir rapidement évoqué en quoi et comment les Industries de la culture, de l’information et de la communication (ICIC) contemporaines submergent la société, la communication s’attardera, dans un premier temps, à préciser le rôle clé des ICIC dans la totalisation de l’aliénation (sa systématisation et sa systémisation) et, dans un deuxième temps, à montrer que les thèses de Castells (L’ère de l’information) et de Melucci (Challenging Code) concernant le rapport du politique aux médias et “ nouveaux ” mouvements sociaux masquent la dimension proprement politique de la détérioration du fonctionnement de l’espace public (sa “ cybernanthropisation ”, pour reprendre Henri Lefebvre (Vers le cybernanthrope)) et de la subsomption de sa finalité démocratique

«Les mutations des industries de la culture au Mexique »

José Carlos Lozano
Tecnologico de Monterrey, Mexique

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«Quelle mondialisation pour la “haute culture” ? Les arts visuels à l’ère de la globalisation ?»

Alain Quemin
Université Marne-La-Vallée, Institut Universitaire de France, LATTS (CNRS), France

Si les travaux sur la globalisation se sont multipliés depuis les années 1990, les recherches empiriques sur ce thème restent encore trop peu nombreuses en sociologie. A partir du cas des arts plastiques contemporains, il s’agit de faire apparaître comment les discours, très répandus dans le monde de l’art, sur la globalisation, le métissage et l’abolition des frontières relèvent très largement de l’illusion. En objectivant les positions occupées par les différents pays dans le domaine artistique apparaît une hiérarchie très marquée qui révèle que, par delà le développement des échanges internationaux, subsistent en particulier un centre aux contours bien dessinés composé de quelques pays occidentaux, parmi lesquels les Etats-Unis et l’Allemagne occupent des places de choix, et une vaste périphérie, composée de tous les Etats n’appartenant pas au premier ensemble. L’exemple analysé de façon empirique dans cette communication permettra alors de reconsidérer les recherches, souvent essentiellement abstraites ou ne reposant pas sur des données produites expressément par le chercheur aux fins de son analyse, qui ont été menées jusqu’à présent sur la globalisation culturelle.

«  Les contradictions de la globalisation éditoriale : l’exemple des traductions de livres de littérature et de sciences sociales  »

Gisèle Sapiro
CNRS, Centre de sociologie européenne, Fondation MSH Paris, France

EN ATTENTE